Offrir une chance à l'enfance
lundi 9 juillet 2012
Les effets du portage chez les familles à risque
Lorsqu'une simple habitude de vie peut renforcir le lien d'attachement
parent-enfant, cela ne vaut-il pas la peine de l'essayer ? C'est ce que pensent
certains professionnels qui utilisent l'approche d'Anisfeld visant à améliorer
la relation entre les parents et leurs bébés. C'est en 1990 que Anisfeld a mis
au point une intervention visant à maximiser le contact physique entre les
parents et leurs enfants. En fait, cela remonte à des siècles que les mères et
pères pratiquent le portage de façon instinctive. Mais de nos jours, sans
confirmation scientifique, plusieurs effets des techniques de maternage sont
minimisés. Heureusement, Anisfeld et son équipe ont pu démontrer
scientifiquement les effets bénéfiques du portage. Pour ce faire, ils ont offert
à 60 mères, ayant un faible niveau économique, un porte-bébé ventral ou un sac
kangourou à la naissance de leur enfant. Le but de l'expérience est de mise sur
le rapprochement physique entre les deux pour favoriser chez la mère une plus
grande écoute aux signaux de l'enfant. Pour ce faire, la moitié du groupe a eu
un porte-bébé ventral tandis que l'autre moitié a reçu un siège de bébé rigide.
Après 13 mois de suivi, les résultats démontrent que 83% des mères du groupe
expérimental ont un enfant dont l'attachement est sécurisant comparativement à
38% pour le groupe contrôle. Ils ont aussi noté une plus grande réactivité et
sensibilité aux besoins du bébé chez les mères du groupe expérimental. Une
technique simple à la base et qui fait une si grande différence, c'est un très beau cadeau à offrir à de futurs parents et la
possibilité d'offrir une chance à l'enfance !
jeudi 17 mai 2012
Le trouble de l'attachement
Le trouble de l'attachement a longtemps été méconnu et encore aujourd'hui, les
différents professionnels oeuvrant auprès de l'enfance ne possèdent pas toujours
les outils nécessaires pour intervenir adéquatement avec ce type de
problématique. J'aimerais vous en faire un portrait très rapide pour vous
permettre de démystifier un peu cette réalité. Un trouble de l'attachement peut
être le résultat de plusieurs changements de milieux de vie, de la négligence
et/ou d'abus grave et prolongé et/ou d'abandons qui peuvent être
répétés.Parfois, l'enfant peut tout de même développer une relation avec une
autre personne qui lui est significative telle qu'une gardienne, une tante, un
oncle, etc. La présence de cette figure stable et aimante, dans les premiers
instants de vie de l'enfant, peut lui permettre de devenir résilient et ainsi,
il aura la capacité d'établir des liens d'attachements sains et sécurisés dans
son avenir. Malheureusement, certains enfants n'ont pas cette chance et
ils deviennent à risque de développer le trouble de l'attachement.
Étant méconnu, ce trouble est souvent mal diagnostiqué. Parfois, on croit que l'enfant a un trouble de l'opposition, un trouble de l'attention avec hyperactivité, qu'il a juste besoin d'une meilleure éducation, etc. Il y a aussi des mythes persistants comme celui qu'avec beaucoup d'amour on pourra transformer la situation. Malheureusement, au-delà de l'amour inconditionnel, l'enfant ayant un trouble de l'attachement aura des besoins particuliers. Chez ces enfants, on remarque souvent qu'ils n'arrivent pas à développer de relation égalitaire avec leurs pairs, ils tentent de provoquer le rejet de ses parents, ils sont souvent résistants aux méthodes éducatives normales et surtout, ils ne changeront pas leur façon d'agir pour plaire aux autres. Puisque ces enfants sont souvent charmants, dans un contexte de relations superficielles, les personnes de l'entourage peuvent parfois juger les parents sévèrement trouvant que l'enfant n'est pas si difficile que cela. Lorsqu'une relation avec l'enfant devient plus stable, plus solide, celui-ci commencera à réagir avec force. L'établissement d'un lien d'attachement deviendra alors pour l'enfant une menace.
Pour mieux comprendre la complexité de ce trouble, j'aimerais vous énumérez certaines caractéristiques qu'on peut retrouver chez un enfant ayant un trouble de l'attachement : briser ses biens personnels et ceux aux personnes proches de lui, ne jamais sembler satisfait de ce qu'il reçoit, parler sans arrêt, être hyperactif, présenter des tics nerveux, éviter le contact visuel, réagir fortement au changement de routine, provoquer le rejet des autres, rechercher constamment l'attention de façon négative, être agressif, avoir une attirance démesurée face aux étrangers, présenter de l'anxiété, rechercher à détruire tous les beaux moments vécus par la famille, réagir mal aux compliments, avoir un grand besoin de garder le contrôle, etc. Un enfant ayant un trouble de l'attachement présente un défi de taille pour sa famille et pour la communauté. De plus, étant peu connu de tous, la famille a souvent le double rôle d'intervenir auprès de l'enfant et d'enseigner aux différents professionnels ainsi qu'à la communauté comment intervenir adéquatement auprès de l'enfant. Une mauvaise intervention pourrait avoir l'effet d'une bombe chez l'enfant d'où l'importance de mieux connaître ce trouble et la façon d'y réagir. Vu de l'extérieur, on peut parfois être porté à juger les choix d'une famille qui intervient avec un enfant ayant cette problématique, mais souvent, cela est tout simplement dû à une ignorance de notre part sur le mécanisme de ce trouble. Il y a encore beaucoup à découvrir et à connaître sur le trouble de l'attachement pour intervenir collectivement.
Nathalie Normand
Étant méconnu, ce trouble est souvent mal diagnostiqué. Parfois, on croit que l'enfant a un trouble de l'opposition, un trouble de l'attention avec hyperactivité, qu'il a juste besoin d'une meilleure éducation, etc. Il y a aussi des mythes persistants comme celui qu'avec beaucoup d'amour on pourra transformer la situation. Malheureusement, au-delà de l'amour inconditionnel, l'enfant ayant un trouble de l'attachement aura des besoins particuliers. Chez ces enfants, on remarque souvent qu'ils n'arrivent pas à développer de relation égalitaire avec leurs pairs, ils tentent de provoquer le rejet de ses parents, ils sont souvent résistants aux méthodes éducatives normales et surtout, ils ne changeront pas leur façon d'agir pour plaire aux autres. Puisque ces enfants sont souvent charmants, dans un contexte de relations superficielles, les personnes de l'entourage peuvent parfois juger les parents sévèrement trouvant que l'enfant n'est pas si difficile que cela. Lorsqu'une relation avec l'enfant devient plus stable, plus solide, celui-ci commencera à réagir avec force. L'établissement d'un lien d'attachement deviendra alors pour l'enfant une menace.
Pour mieux comprendre la complexité de ce trouble, j'aimerais vous énumérez certaines caractéristiques qu'on peut retrouver chez un enfant ayant un trouble de l'attachement : briser ses biens personnels et ceux aux personnes proches de lui, ne jamais sembler satisfait de ce qu'il reçoit, parler sans arrêt, être hyperactif, présenter des tics nerveux, éviter le contact visuel, réagir fortement au changement de routine, provoquer le rejet des autres, rechercher constamment l'attention de façon négative, être agressif, avoir une attirance démesurée face aux étrangers, présenter de l'anxiété, rechercher à détruire tous les beaux moments vécus par la famille, réagir mal aux compliments, avoir un grand besoin de garder le contrôle, etc. Un enfant ayant un trouble de l'attachement présente un défi de taille pour sa famille et pour la communauté. De plus, étant peu connu de tous, la famille a souvent le double rôle d'intervenir auprès de l'enfant et d'enseigner aux différents professionnels ainsi qu'à la communauté comment intervenir adéquatement auprès de l'enfant. Une mauvaise intervention pourrait avoir l'effet d'une bombe chez l'enfant d'où l'importance de mieux connaître ce trouble et la façon d'y réagir. Vu de l'extérieur, on peut parfois être porté à juger les choix d'une famille qui intervient avec un enfant ayant cette problématique, mais souvent, cela est tout simplement dû à une ignorance de notre part sur le mécanisme de ce trouble. Il y a encore beaucoup à découvrir et à connaître sur le trouble de l'attachement pour intervenir collectivement.
Nathalie Normand
samedi 5 mai 2012
Un placement en famille d'accueil
J'aimerais vous faire découvrir l'histoire d'un placement dans la vie d'une famille
d'accueil. Après 9 années de pratique, je peux vous confirmer que chaque
aventure est vraiment différente et qu'aucune journée ne se ressemble, mais
j'avais le goût de vous ouvrir une porte sur notre vécu pour vous permettre d'en
savoir un peu plus. Évidemment, certaines informations ont été modifiées pour
assurer la confidentialité de l'enfant en question.
Par une belle journée d'été, nous sommes en famille en train de profiter du beau temps. Le téléphone sonne et c'est mon intervenante-ressource qui me demande si j'étais prête à accueillir un enfant de 6 ans, et ce, immédiatement. Chaque fois que ce type d'appel sonne, mon coeur s'emballe et je deviens aussi excitée qu'un enfant devant un arbre de Noël. C'est avec joie que j'accepte. Les informations pour ce placement sont restreintes, car l'intervenante à l'évaluation vient de recevoir le signalement et elle est chez les parents pour évaluer la situation. Je sais juste que l'enfant a besoin d'un milieu pour passer un moment de sa vie. Je prends le temps d'annoncer à mes enfants qu'on va accueillir un nouvel ami bientôt et comme à chaque fois, mes enfants sont aussi contents que moi. Nous prenons notre souper et couchons ensuite les enfants. Comme le téléphone reste muet, je décide de m'allonger en attendant leurs nouvelles, car je sais que la nuit peut être très agitée et je veux m'assurer d'être reposée. À minuit, le téléphone sonne pour m'avertir de leur arrivée. Lorsque l'enfant entre, je l'accueille chaleureusement en lui disant que je suis contente qu'il vienne jouer avec nous et je lui fais visiter la maison. Je lui propose ensuite une collation qu'il refuse. Je lui explique ce que nous allons faire le lendemain comme activité et je lui demande ce qu'il aime le moins manger pour être certain que cela ne soit pas au menu. Il tient solidement la main de son intervenante comme si elle était sa seule bouée de sauvetage. Finalement, il accepte le départ de celle-ci et il accepte de se coucher. La nuit se déroule tranquillement malgré que j'entends régulièrement l'enfant bougé dans son lit.
Le lendemain, au petit déjeuner, je découvre un enfant affamé. Je connais les appétits sans fond lors de nouvelles arrivées, mais là je suis sidérée. Il mange tellement que je commence à avoir peur pour sa santé. Le reste de l'avant-midi se passe en lien avec l'alimentation. Jamais je n'ai mis un frein à l'appétit d'un coco, mais là je suis réellement inquiète. Je téléphone à l'éducateur responsable des familles d'accueil pour avoir son avis. Avec quelques conseils, je me sens mieux outillée pour faire face à ce nouveau défi. Le reste de l'après-midi se passe dans une clinique médicale où l'enfant doit avoir une évaluation à la demande de son intervenante. Ensuite, nous retournons à la maison. À l'arrivée d'un nouvel ami, on aime donner un esprit de fête pour détendre l'atmosphère. Un repas livré du restaurant en écoutant des films, combinés avec des chips et des bonbons est toujours gagnant. On essaie de rendre le séjour le plus doux possible sans activité trop brusque ou déstabilisante, mais remplie de petits moments de bonheur pour les enfants. Les jours se suivent et je sens que l'enfant se sécurise. Côté alimentaire, il est rassuré à l'aide de quelques interventions ( ex: faire un tableau des heures de collations et repas pour qu'il réalise qu'une autre période où il pourra manger arrivera rapidement ) et je le sens plus épanoui. Au départ, nous ne savions pas combien de temps durerait l'aventure, car sa situation familiale était en évaluation. Malheureusement, les parents ne reprendront pas la garde à leur demande et 30 jours après son arrivée, on apprend qu'il pourra rejoindre des membres de sa famille qu'ils lui sont très chers. C'est avec bonheur qu'on prépare son départ vers une nouvelle vie qui s'annonce beaucoup plus ensoleillée.
Si vous avez aussi le goût de tenter l'aventure, communiquez avec le centre jeunesse de votre région qui pourra vous expliquer les démarches à suivre pour devenir famille d'accueil.
Nathalie Normand
Par une belle journée d'été, nous sommes en famille en train de profiter du beau temps. Le téléphone sonne et c'est mon intervenante-ressource qui me demande si j'étais prête à accueillir un enfant de 6 ans, et ce, immédiatement. Chaque fois que ce type d'appel sonne, mon coeur s'emballe et je deviens aussi excitée qu'un enfant devant un arbre de Noël. C'est avec joie que j'accepte. Les informations pour ce placement sont restreintes, car l'intervenante à l'évaluation vient de recevoir le signalement et elle est chez les parents pour évaluer la situation. Je sais juste que l'enfant a besoin d'un milieu pour passer un moment de sa vie. Je prends le temps d'annoncer à mes enfants qu'on va accueillir un nouvel ami bientôt et comme à chaque fois, mes enfants sont aussi contents que moi. Nous prenons notre souper et couchons ensuite les enfants. Comme le téléphone reste muet, je décide de m'allonger en attendant leurs nouvelles, car je sais que la nuit peut être très agitée et je veux m'assurer d'être reposée. À minuit, le téléphone sonne pour m'avertir de leur arrivée. Lorsque l'enfant entre, je l'accueille chaleureusement en lui disant que je suis contente qu'il vienne jouer avec nous et je lui fais visiter la maison. Je lui propose ensuite une collation qu'il refuse. Je lui explique ce que nous allons faire le lendemain comme activité et je lui demande ce qu'il aime le moins manger pour être certain que cela ne soit pas au menu. Il tient solidement la main de son intervenante comme si elle était sa seule bouée de sauvetage. Finalement, il accepte le départ de celle-ci et il accepte de se coucher. La nuit se déroule tranquillement malgré que j'entends régulièrement l'enfant bougé dans son lit.
Le lendemain, au petit déjeuner, je découvre un enfant affamé. Je connais les appétits sans fond lors de nouvelles arrivées, mais là je suis sidérée. Il mange tellement que je commence à avoir peur pour sa santé. Le reste de l'avant-midi se passe en lien avec l'alimentation. Jamais je n'ai mis un frein à l'appétit d'un coco, mais là je suis réellement inquiète. Je téléphone à l'éducateur responsable des familles d'accueil pour avoir son avis. Avec quelques conseils, je me sens mieux outillée pour faire face à ce nouveau défi. Le reste de l'après-midi se passe dans une clinique médicale où l'enfant doit avoir une évaluation à la demande de son intervenante. Ensuite, nous retournons à la maison. À l'arrivée d'un nouvel ami, on aime donner un esprit de fête pour détendre l'atmosphère. Un repas livré du restaurant en écoutant des films, combinés avec des chips et des bonbons est toujours gagnant. On essaie de rendre le séjour le plus doux possible sans activité trop brusque ou déstabilisante, mais remplie de petits moments de bonheur pour les enfants. Les jours se suivent et je sens que l'enfant se sécurise. Côté alimentaire, il est rassuré à l'aide de quelques interventions ( ex: faire un tableau des heures de collations et repas pour qu'il réalise qu'une autre période où il pourra manger arrivera rapidement ) et je le sens plus épanoui. Au départ, nous ne savions pas combien de temps durerait l'aventure, car sa situation familiale était en évaluation. Malheureusement, les parents ne reprendront pas la garde à leur demande et 30 jours après son arrivée, on apprend qu'il pourra rejoindre des membres de sa famille qu'ils lui sont très chers. C'est avec bonheur qu'on prépare son départ vers une nouvelle vie qui s'annonce beaucoup plus ensoleillée.
Si vous avez aussi le goût de tenter l'aventure, communiquez avec le centre jeunesse de votre région qui pourra vous expliquer les démarches à suivre pour devenir famille d'accueil.
Nathalie Normand
dimanche 29 avril 2012
La protection de l'enfance au Québec
Mon premier sujet est un de mes coups de coeur puisque je suis famille
d'accueil depuis maintenant 9 ans. Il y a tant à dire et tant de mythes dans le
monde de la protection de l'enfance que j'utiliserais souvent ce sujet pour
essayer de mieux faire connaitre cet univers à tous. Je vais commencer par le
début en tentant de vous décrire le mandat de la protection de l'enfance au
Québec. Souvent, nous sommes déboussolés d'apprendre que le signalement d'un
enfant n'a pas été retenu ou que la DPJ se retire d'un dossier alors que la vie
de l'enfant ne lui offre toujours pas le plein potentiel d'épanouissement. Pour
mieux comprendre, il faut savoir que le mandat de la DPJ est de s'assurer que le
développement et la sécurité d'un enfant ne soient pas compromis. En d'autres
mots, il s'agit d'un service de dernière ligne qui intervient seulement dans les
situations les plus problématiques et lorsqu'il y a des craintes fondées sur
l'avenir d'un enfant. En tant que parents, nous souhaitons tous d'offrir le
meilleur à nos enfants. Nous avons donc comme habitude de comparer les
situations de vie d'un enfant selon l'atteinte d'un bien-être optimal. Pour y
arriver, il existe différentes ressources, mais il ne s'agit pas du rôle de la
protection de l'enfance. Ceux-ci n'ont pas comme mandat d'offrir le meilleur à
un enfant, mais bien de s'assurer que sa sécurité et son développement ne sont
pas compromis. La différence est énorme.
Pour vous faire un portrait du Québec en 2011 : 27 259 enfants ont fait l'objet d'un signalement retenu ce qui représente une hausse depuis 2010, dans 23,5 % c'est pour un cas de négligence, 19,4 % pour des cas d'abus physiques, 15, 1% pour des risques sérieux de négligence, 13,8 % pour de mauvais traitements psychologiques, etc. Toujours en 2011, il y a eu 76 469 enfants qui ont été signalés, ce qui représente 5 % de la population québécoise ayant de 0 à 17 ans (Bilan des directeurs de la protection de la jeunesse, 2011).
Lorsque nous notons que la population a craint pour la sécurité d'au moins 5 % des jeunes québécois, je trouve ce chiffre alarmant. Dans un pays possédant autant de ressources, il existe encore beaucoup d'enfants qui souffrent en silence. Que pouvons-nous y faire ? Beaucoup de choses que j'aimerais vous dire. Pour commencer, il ne faut pas lancer la pierre aux parents soutenus par la DPJ. La grande majorité aime leurs enfants, malheureusement, ils doivent faire face à différentes situations problématiques qui peuvent complètement les paralyser et les empêcher de répondre adéquatement aux besoins de leurs enfants. Juger est facile, mais comprendre demande beaucoup plus d'énergie. Lorsqu'une personne est aux prises avec plusieurs difficultés, elle ne réussit plus à voir la situation dans son ensemble et à avancer. Elle devient en mode survie. Pour aider, vous pouvez offrir de l'écoute, renseigner les parents sur les services disponibles et évidemment signaler. Il s'agit d'une étape inquiétante et anxiogène pour tous, mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur une situation dangereuse pour un enfant. Il a besoin de nous pour grandir en sécurité. Pour signaler, un numéro sans frais est offert dans votre région et votre signalement serait confidentiel. Une personne vous tiendra informer pour savoir si le centre jeunesse va retenir ou non le signalement. Votre peur d'appeler est peut-être grande, mais la peur chez un enfant est encore plus illégitime. N'oublions jamais qu'il faut tout un village pour élever un enfant !
Nathalie Normand
Pour vous faire un portrait du Québec en 2011 : 27 259 enfants ont fait l'objet d'un signalement retenu ce qui représente une hausse depuis 2010, dans 23,5 % c'est pour un cas de négligence, 19,4 % pour des cas d'abus physiques, 15, 1% pour des risques sérieux de négligence, 13,8 % pour de mauvais traitements psychologiques, etc. Toujours en 2011, il y a eu 76 469 enfants qui ont été signalés, ce qui représente 5 % de la population québécoise ayant de 0 à 17 ans (Bilan des directeurs de la protection de la jeunesse, 2011).
Lorsque nous notons que la population a craint pour la sécurité d'au moins 5 % des jeunes québécois, je trouve ce chiffre alarmant. Dans un pays possédant autant de ressources, il existe encore beaucoup d'enfants qui souffrent en silence. Que pouvons-nous y faire ? Beaucoup de choses que j'aimerais vous dire. Pour commencer, il ne faut pas lancer la pierre aux parents soutenus par la DPJ. La grande majorité aime leurs enfants, malheureusement, ils doivent faire face à différentes situations problématiques qui peuvent complètement les paralyser et les empêcher de répondre adéquatement aux besoins de leurs enfants. Juger est facile, mais comprendre demande beaucoup plus d'énergie. Lorsqu'une personne est aux prises avec plusieurs difficultés, elle ne réussit plus à voir la situation dans son ensemble et à avancer. Elle devient en mode survie. Pour aider, vous pouvez offrir de l'écoute, renseigner les parents sur les services disponibles et évidemment signaler. Il s'agit d'une étape inquiétante et anxiogène pour tous, mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur une situation dangereuse pour un enfant. Il a besoin de nous pour grandir en sécurité. Pour signaler, un numéro sans frais est offert dans votre région et votre signalement serait confidentiel. Une personne vous tiendra informer pour savoir si le centre jeunesse va retenir ou non le signalement. Votre peur d'appeler est peut-être grande, mais la peur chez un enfant est encore plus illégitime. N'oublions jamais qu'il faut tout un village pour élever un enfant !
Nathalie Normand
samedi 28 avril 2012
La naissance d'Offrir une chance à l'enfance
Avant de débuter avec vous, j'aimerais vous expliquer comment l'histoire de ce blogue a vu le jour. La création d'Offrir une chance à l'enfance est née d'une passion qui est en flamme en moi depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, combinée à un besoin criant au Québec et dans le monde entier de créer un monde meilleur pour chaque enfant. Même si nous sommes en 2012, il y a encore beaucoup à faire pour offrir à chaque enfant le bonheur et les chances d'un plein épanouissement qu'il mérite. Il y a beaucoup de chemins à parcourir encore et tellement de choses à faire, mais la naissance de ce blogue est le début de ce que j'espère être une grande aventure dans le monde de l'enfance. Comme le dit si bien le dicton, il faut tout un village pour élever un enfant. Au coeur de ce site, j'espère pouvoir créer un lieu où nous pourrons démystifier plusieurs sujets touchant les enfants et leur famille tout en offrant différentes ressources pour que tous ensemble, nous puissions offrir une chance à chaque enfant de la terre d'avoir le meilleur avenir possible. Merci de débuter l'aventure avec moi et c'est avec un grand plaisir que j'aimerais vous lire au fil des articles qui seront publiés.
Nathalie Normand
Nathalie Normand
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